Nous étions près de 300 lundi soir au Bras de Fer pour phosphorer ensemble ! Imaginer Nantes dans 10 ans, ce que nous voulons que notre ville devienne comme ce que nous ne voulons surtout pas, voilà le programme que nous nous sommes fixés. Lundi soir, nous avons embarqué ensemble dans cette aventure pour les 258 jours à venir, jusque fin juin.

Avec un cap, celui d’imaginer des utopies pragmatiques, parce que nous avons besoin de rêves pour avancer, pour nous enthousiasmer et nous donner collectivement l’envie d’agir, très concrètement, ici et maintenant.
Avec une méthode : celle de faire confiance à la société civile pour faire des propositions, imaginer des scenarii, à partir de ce qui nous préoccupe comme de ce qui nous fait envie.
Avec des principes : le premier, c’est l’horizontalité de la démarche, qui confie les clés et l’organisation des ateliers à un binôme d’animateurs, libre de tout imaginer dans son fonctionnement. Le deuxième principe, c’est celui de la diversité. Nous avons besoin d’entendre celles et ceux qui ne prennent pas toujours la parole. Le troisième principe, c’est celui de la liberté : liberté d’organisation, liberté d’expression, liberté d’engagement.
Avec un calendrier : deux séquences d’atelier, l’une d’octobre à janvier, l’autre de janvier à avril, rythmées par des labos-soirées pour faire des points d’étape. Et à partir d’avril, la rédaction commune d’un document qui dessine nos envies pour Nantes.

De la présentation des ateliers est ressortie une envie commune : celle de faire ensemble, d’agir ensemble et de rêver ensemble Nantes pour aujourd’hui et pour demain.
En gardant à l’esprit deux choses, collectivement partagées. La première, c’est celle de la restitution. Pour construire ensemble à partir de ces ateliers, il faut pouvoir agréger tout ce qu’il s’y est dit, pour pouvoir faire le constat de ce qui nous rassemble, débattre des idées que l’on souhaite conserver, mettre au jour aussi ce qui fait débat. La seconde, c’est d’affirmer encore et toujours que l’on veut donner la parole à tout le monde, y compris et peut-être surtout à celles et ceux qu’on entend moins. La diversité des générations, des parcours, des envies, des points de vue est essentielle pour nous dans cette aventure.

Cette démarche sera ce que nous en ferons collectivement. Le seul risque que nous prenons, c’est celui de faire émerger des idées. Voilà ce qui a conclu nos échanges. La vivacité des débats autour d’un verre et les 120 premiers inscrits aux ateliers sont un premier pas vers la construction de ce labo. Il est encore temps de les rejoindre en vous inscrivant ici.